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| Présentation Rébecca Felcey dessine les modèles édités par Portobello. Après une formation universitaire, un DEA d’Esthétique (spécialisé en Art Vidéo) et une Maîtrise d’Arts Plastiques, elle participe avec deux associés dont sa propre soeur à la fondation de la Société Portobello, elle s’occupe de la direction artistique de la boutique parisienne ainsi que des projets d’aménagement, et dessine du mobilier pour les particuliers et la boutique. C’est alors tout naturellement que l’idée d’éditer ses créations s’impose. |
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Démarche Son travail se nourrit du dialogue entre le personnel, l’idée du designer et la fonction, ainsi que l’universalité, de l’objet. Si la question de la fonction doit être première, c’est de cette lecture personnelle de l’objet que naît la beauté ou plus exactement l’émotion. L’important est ce qui transparaît du processus créatif, l’unicité de l’objet contre l’uniformisation. L’acte créatif doit être omniprésent et simultanément invisible. Pour l’essentiel, l’esthétique de Rébecca Felcey est faite de lignes simples, de matériaux pauvres. Son univers est parfois ludique mais toujours dépouillé; elle aime l’asymétrie, les formes pures qui dans leur réalisation rendent la tension et/ou la souplesse des traits cherchant à être au plus près du croquis. |
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Les dernières créations Parmi les nouveautés présentées, le projet de bibliothèque le « Désordonnier » creuse un peu plus la question de l’ambiguïté et de la tension entre forme et fonction, de leur assujettissement réciproque et de leur tentative de libération. Au coeur du Désordonnier, il n’y a que des notions contradictoires : ordre et désordre, plein et vide, construction et destruction. L’idée d’un objet pensé, structuré, compartimenté, qui présente un espace accidenté et donc « accidentel ». Du trou surgit du vide de l’informel ainsi que la capacitéde désordre ; une zone de chaos qui se présente comme la promesse d’un « capharnaüm personnel ». N’y a-t-il jamais de vide inutile ? « Comme la boule lancée d’une main sûre vers le but, le corps aboutit peut-être toujours dans le lieu exact auquel aboutit son âme. |
A moins que le décor autour de nous ne finisse par se modeler à l’image de notre imagination. » Description d’une librairie, extrait du Recueil « Le Bien Rêver » (1965) de Marcel Béalu. L’idée du Fauteuil « Résilience » est né, lui, de la rencontre de matériaux : la sangle « haute résilience », le médium teinté noir et le chêne clair. La sangle est celle utilisée à l’intérieur des canapés. Normalement cachée, elle pare ici aux chocs, visiblement. Les cadres de chêne sanglés de l’assise et du dossier se vissent sur les volumes élémentaires des accoudoirs en médium. La structure fine de ce fauteuil à petit gabarit pose la question du point de résistance. Vient ensuite « Ballot », paquet sanglé, que l’on traîne d’un bout à l’autre de la pièce, objet maltraité, ballotté, matériau détourné défendant son statut d’anti-canapé. |
Le nouveau canapé « Rico » est, lui, un canapé tout en rythme. Il modèle ses lignes pures par l’asymétrie des volumes et la musicalité de la chromatique. Rico dance in the night. | |||
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